Présentation du Karaté Kyokushinkai

kanji Kyokushinkai
Kyoku : ultimeKyoku signifie "l'ultime" ou "l'extrême".
Shin : véritéShin signifie "la vérité".
Kai : la collaborationKai signifie "la collaboration" ou "l'école".

 

Le karaté Kyokushinkai a été fondé dans les années 50 par Maître Oyama. C'est un art martial efficace et équilibré composé de kihon (techniques de base), de katas et de kumité (combat).

Le Kyokushinkai est particulièrement connu pour ses compétitions full contact, ses exercices de casse et son travail énergétique. Il est pratiqué par plus de 12 million de personnes dans le monde.

Le Karaté Kyokushinkai organise ses propres compétitions ouvertes en général aux autres écoles. Parmi ses pratiquants, certains participent à d'autres tournois ou ils font briller leur école. On peut citer Francisco Filho et Andy Hug qui gagnèrent de nombreuses compétitions "tous styles" dont le célèbre K1 japonais.

Les pratiquants de Karaté Kyokushinkai sont reconnus et respectés dans le milieu des arts martiaux et des sports de combat, tant pour leur éthique que pour le sérieux et le réalisme de leur pratique.

L’origine du Karate, un bref résumé

L’art martial est intimement lié à l’histoire des civilisations asiatiques. On retrouve les premières traces de techniques de coups de poings et de pieds au 6e siècle en Chine. Par la suite, sur l’île d’Okinawa au sud du Japon (terre de rencontre des influences chinoises et japonaises), les chinois ont développé une forme d’art martial, soit l’« Okinawate ». Au 17e siècle, toujours dans la région d’Okinawa et alors que toutes formes d’armes étaient prohibées, les habitants ont eu recours à des techniques d’auto-défense dérivées des arts martiaux chinois, le « Te ». Plus tard, les maîtres de ce nouveau style le nommèrent « Karate », dont la traduction signifie « Main vide ». En 1916, Gishin Funakoshi fut le tout premier grand maître à créer son propre style de Karate, soit le Shotokan. Ce dernier maîtrisait si bien son art qu’il fut le premier à enseigner au Japon après 1920. Il est considéré comme le père du Karate moderne.

Sosai Oyama Masutatsu Oyama est le fondateur du style de Karate Kyokushin. Il est né sous le nom de Yong-I-Choi le 27 juillet 1923 à Kimje en Corée du sud. Plus tard, lorsqu’il immigra au Japon, il changea son nom pour Oyama, qui se traduit par « Great Mountain ». À l’âge de 9 ans, soit en 1932, il commença l’apprentis-sage du Kempo. À 12 ans, il pratiqua le Kempo coréen, soit un mélange de Kempo et de Jujutsu.

Lorsqu’il fut inscrit à l’université, Mas Oyama apprit le Judo et le Shotokan. De 1938 à 1945, il étudia le Shotokan avec Gishin Funakoshi. C’est à l’âge de 15 ans, en 1938, que Masutatsu Oyama devint Shodan. Il fut Nidan à 17 ans, en 1941, et Yondan à 20 ans, en 1944.
Parallèlement au Shotokan, il continua à étudier le Judo et obtenu son 4e Dan après seulement 4 ans. Masutatsu Oyama pratiqua aussi d’autres styles d’arts martiaux.

Il étudia pendant plusieurs années le Goju Ryu avec So Nei Chu, un grand maître coréen résidant au Japon. C’est lui qui incita Mas Oyama à dédier sa vie au Karate et à se retirer de la civilisation pour entraîner son esprit et son corps. Le style de Karate enseigné alliait les techniques de force (Go) et de souplesse (Ju), d’où le nom Goju Ryu. So Nei Chu était un élève avancé du créateur du style Goju Ryu, Chojun Miyagi (Goju Ryu d’Okinawa). Il s’entraîna aussi avec Gogen Yamaguchi (Goju Ryu japonais), également un élève de Chojun Miyagi.
Accompagné d’un étudiant, Masutatsu Oyama se rendit en montagne au Mont Minobu pour s’y entraîner (1er exile). Après 6 mois d’isolement et de travail ardu, Mas Oyama se retrouva seul. Il continua cependant son entraînement qui dura 14 mois. À son retour, Mas Oyama était beaucoup plus fort et acharné.

Masutatsu Oyama

À l’âge de 24 ans, en septembre 1947, Mas Oyama remporta le titre de champion du « First Japanese National Martials Arts Championships ». C’est en 1948, soit à l’âge de 25 ans qu’il décida de consacrer sa vie au Karate. Déçu de ne pas avoir accompli son premier objectif qui était de s’entraîner en montagne durant une période de trois ans, Mas Oyama continua son entraînement intensif seul près d’un temple au Mont Kiyozumi (2e exile). Il s’imposa alors une discipline d’enfer : douze heures d’entraînement par jour, à tous les jours. Il cassa des pierres à mains nues, utilisa des troncs d’arbres comme Makiwara et médita sous des chutes d’eau glacées afin de se forger un mental et un corps en acier. Chaque jour, il fit des études sur le zen, les arts martiaux et la philosophie. Après 18 mois de retraite, Mas Oyama revint confiant qu’il avait dorénavant le plein contrôle de sa vie.

Mas Oyama combattant un taureau à main nue. En 1950, il évalua sa force en combattant 52 taureaux à mains nues. Trois d’entre eux furent tués instantanément. Les autres eurent les cornes coupées avec le tranchant de sa main. Doté d’une force exceptionnelle, il affronta plusieurs combattants provenant de différents styles. Personne n’a jamais réussi à le battre, ni à tenir plus de 3 minutes. Sa technique était simple. S’il frappait un membre, il le brisait. Si l’adversaire bloquait un coup aux côtes, son bras était fracturé. S’il ne le bloquait pas, ses côtes étaient fracturées. Mas Oyama fut reconnu comme l’incarnation vivante de la maxime du guerrier japonais « Ichi Geki, Hissatsu », qui se traduit par « D’un coup, la mort est certaine ». Sa force était si puissante qu’on le nomma « Godhand » (Main de Dieu).

Mas Oyama décida d’effectuer le test ultime de la persévérance physique et mentale en combattant 100 adversaires par jour pendant 3 jours consécutifs (date non précisée entre 1948-1950). Malgré de nombreuses blessures, il n’abandonna pas et remporta la victoire. Depuis cet exploit, peu d’hommes ont réussi à compléter 100 combats. Parmi ceux-ci, Shokei Matsui a réussit cette épreuve en 1986.
En 1953, Mas Oyama commença à enseigner son art dans un parc public à Mejiro Tokyo. Il ouvrit son premier vrai Dojo sur la rue Nishi-Ikebukoro qu’il nomma « The Oyama Karate School » L’inauguration officielle a eu lieu en 1956. Son école comptait alors 300 membres. Il continua tout de même à voyager au Japon et à travers le monde entier afin de donner des démonstrations d’arts martiaux.

Suite à une démonstration de Mas Oyama à Hawaii, Shihan Bobby Lowe fut si impressionné par sa force, qu’il devint le tout premier Kyokushin Uchi Deshi (pensionnaire) de Mas Oyama. De retour à Hawaii en 1957, Shihan Bobby Lowe fonda la première école à enseigner les techniques de Sosai Oyama à l’extérieur du Japon.

C’est en juin 1964 que Mas Oyama déménagea son Dojo, toujours sur la rue Nishi-Ikebukoro à Tokyo. Ce lieu d’entraînement devint aussi le quartier général international. Conséquemment, il créa « l’International Karate Organization Kyokushinkaikan ». C’est à ce moment que Mas Oyama adopta le nom de Kyokushin, l’« ultime vérité ».

Mas Oyama fut reconnu pour la publication d’une véritable encyclopédie de trois ouvrages dont le premier fut écrit en 1957-1958, « What is Karate ? » Ce livre a brisé des records internationaux de vente pour une publication japonaise. En 1965, il publia le deuxième livre de la série, « This is Karate », et par la suite le livre « Advanced Karate ». Dans cette série, Mas Oyama analysait les différents aspects du travail du Kyokushin, et cela de façon très détaillée.

En 1965, Mas Oyama a tenu le « Kyokushin Winter Camp » au Mont Mitsumine. Ce camp est devenu une tradition annuelle par la suite. En 1969, il organisa « The First All Japan Open Karate Tournament ». Ce tournoi se déroule également à tous les ans depuis.

Sosai Mas Oyama 1923 - 1994

En avril 1966, Tadachi Nakamura et Shigeru Oyama (tous deux 6e Dan) furent les deux premiers japonais envoyés par Mas Oyama en Amérique du Nord, soit à New- York. Ces derniers avaient pour mission de promouvoir l’esprit du Karate aux États- Unis.

En 1974, les Branch Chiefs de l’Organisation internationale de Karate ont remis une ceinture 10e Dan à Mas Oyama. C’est à Tokyo en 1975 que Mas Oyama a tenu le 1er « World Open Karate Tournament ».

Malheureusement, Sosai Oyama est décédé le 26 avril 1994 d’un cancer du poumon. Il avait alors 70 ans. En 1997, un monument a été érigé à sa mémoire au Mont Mitsumine. Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage et une source d’inspiration pour tous ceux qui s’y entraînent.


Le Kiai

Le"KIAI" est le cri ventral qui exprime la libération extrême de l'énergie.

C'est une véritable stimulation qui accompagne la contraction abdominale à l'origine de chaque action. Il se poursuit jusqu'à la fin de l'attaque avec une expiration forcée.

Résultat de la maîtrise conjointe de l'esprit et de la respiration, il vise en outre à inhiber l'adversaire, à créer en lui un bref temps de flottement intérieur, durant lequel il sera vulnérable parce que dominé et incapable de réagir.

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L’esprit Budo selon Sosai Oyama

 

Budo selon Sosai Oyama

Sosai Oyama a résumé sa philosophie des arts martiaux dans ces onze maximes connues sous le nom « Eleven Mottoes ».

  1. La voie des arts martiaux commence et se termine dans la courtoisie. Soyez toujours courtois en toute occasion.
  2. Suivre la voie des arts martiaux c’est comme escalader une falaise, vous devez persévérer vers le sommet sans relâche. Cela exige une dévotion absolue et sans faille à votre tâche.
  3. Tâchez de saisir l’initiative en toute chose; vous gardant constamment d’actions provenant d’animosité ou d’un manque d’égards.
  4. L’importance de l’argent ne peut être ignorée même pour celui qui fait des arts martiaux son gagne-pain. Toutefois, chacun devrait s’assurer de ne jamais s’y attacher.
  5. La voie des arts martiaux est centrée sur le maintien. Conserver une bonne position à tout moment.
  6. La voie des arts martiaux commence par mille jours d’entraînement et est maîtrisée après dix mille.
  7. Dans les arts martiaux, l’introspection engendre la sagesse. Percevez toujours l’évaluation de vos actions comme une opportunité de s’améliorer.
    L'esprit budo selon Sosai Masutatsu Oyama
  8. La nature et le but des arts martiaux sont universels. Tous les désirs égoïstes doivent être consumés dans les feux d’un rude entraînement.
  9. Les arts martiaux commencent par un point et se terminent en cercle. Des lignes droites irradient de ce point.
  10. La vraie essence des arts martiaux ne peut être réalisée que par l’expérience. Apprenez à ne jamais craindre sa demande.
  11. Rappelez-vous toujours, dans les arts martiaux, les récompenses d’un coeur confiant et reconnaissant sont vraiment abondantes.
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